RÉSEAUX SOCIAUX OU UNIVERS OÙ CONSTRUCTION ET DECONSTRUCTION SE CÔTOIENT.

 

À quelques jours de la rentrée et donc de la grande reprise pour tous, nul doute que nombreux seront ceux qui n’auront même pas besoin de raconter ces moments de repis. Et pour cause tous les amis et followers sauront déjà jusque dans les moindres détails des vacances… Ainsi va le monde aujourd’hui; celui du partage, de la vitesse, celui qui n’a pas de frontières: le monde des réseaux sociaux.

 

Lorsqu’en 2004 Mark Zuckerberg alors étudiant lance avec une bande de copains l’application Facebook, ils n’imaginaient pas certainement que de la centaine d’étudiants de Harvard concernés au départ, le réseau social toucherait près de 1,59 millard de personnes mensuellement à travers la planète.

Il y a quelques temps c’est avec plaisir qu’on sortait l’album photo de la famille aux visiteurs; mais elle est bien révolue cette époque car aujourd’hui tout cela ( photos, vidéos, messages) tient dans un petit appareil: le smartphone.

L’Afrique n’est pas en reste dans cette révolution même si la technologie locale ne le permet pas toujours (bonne qualité de connexion et services). Mais à quel prix?

Avec près de 350 millions de personnes disposant d’un smartphone en Afrique annoncé pour 2017, l’Afrique représente sans doute l’avenir pour ce marché. Mais pour quelle utilisation?

Il va sans dire que certains domaines ont largement bénéficié de l’expension des réseaux sociaux en Afrique. C’est le cas de l’emploi avec le métier de community manager qui s’est développé. Mais les grands bénéficiaires restent incontestablement les acteurs de la musique et de la musique urbaine en particulier. Car en effet force est de constater que les artistes africains n’ont jamais cumulé autant de vues sur YouTube depuis l’expension des réseaux sociaux sur le continent. De Magic système à Franko en passant par P Square, Yemi Alade, D Banj, Davido et Sarkodie, les africains font largement mieux que certains artistes US et européens mondialement connus. Bien sûr ils sont encore juste une poignée mais ça fait des artistes qui gagnent mieux leur vie et donc qui finalement sont une source d’inspiration pour d’autres africains.

 

Dans un tout autre registre, on constate que les africains ou du moins certains d’entre eux ont très mal saisi les avantages et les opportunités que peuvent offrir les réseaux sociaux. Ainsi constate t-on que certaines pages ou profils font la promotion d’une image totalement dégradante pour le continent africain. Cela va de la diffusion des images violentes et dégradante à la vidéo choquante frisant la honte et le ridicule sans oublier les publications totalement hallucinantes. et dans cette catégorie la femme africaine se fait particulièrement remarquer. Elle qui pourtant jadis grandit autour des valeurs prônant le respect de soi et des autres, des valeurs familiales, se livre à présent à un spectacle sans précédent et désolant sur la toile. Sait-elle seulement qu’à ce jour les enjeux sur internet sont tellement énormes qu’il est facile de se faire une idée vraie ou fausse d’un ensemble de personnes partant d’une seule? Visiblement le manque de connaissances sur le domaine n’a pas épargné la femme africaine. Facebook réseau social sensé renouer les contacts perdus entre amis, familles et camarades tend à devenir la plate forme des règlements de comptes, de séparation et de dégradation d’images. Et en cela le paradoxe avec ceux qui tirent profit des réseaux sociaux est saisissant: La deconstruction d’une image que certains construisent par le travail et l’effort.

Bien que cela se fasse dans une vie virtuelle, les conséquences se font toujours ressentir dans la vie réelle. So let’s be aware…

 

Olivier NKU.

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One Comment

  1. Olivier Nku

    août 27, 2016 at 5:20

    On partage le point de vue j’espère. ..

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